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mercredi 19 mai 2010

Changement climatique: les Etats-Unis doivent frapper fort (rapport)


Les Etats-Unis doivent rapidement mettre en oeuvre des mesures pour limiter les émissions de gaz à effet de serre et servir d'exemple pour inciter les autres pays à faire de même, ont affirmé des scientifiques américains mercredi.

Dans trois rapports publiés mercredi par le National Research Council, des scientifiques américains écrivent que les Etats-Unis devraient montrer l'exemple en limitant les émissions à l'équivalent de 170 à 200 gigatonnes de dioxyde de carbone pour la période 2012 à 2050.

"Bien que la limitation des émissions de gaz à effet de serre doive être un effort global pour être efficace, des initiatives fortes de la part des Etats-Unis encourageront les autres pays à faire de même", estiment les experts dans ces rapports.

"Les Etats-Unis devraient mettre en place un +budget+ qui limite les émissions nationales totales sur une certaine période", ajoutent les chercheurs de la National Academy of Sciences qui regroupe plusieurs organisations scientifiques. "Plus le pays attend pour réduire ses émissions, plus atteindre ce but sera onéreux et ardu", affirment les chercheurs.

Aux Etats-Unis, les émissions de gaz polluants n'ont cessé d'augmenter depuis trois décennies (+1% par an), sauf pendant la récente récession, ajoutent les rapports. En 2008, selon les derniers chiffres, les Etats-Unis ont rejeté pour 7 gigatonnes de dioxyde de carbone. A ce rythme, le plafond érigé pour 2050 sera largement dépassé.

Les rapports préconisent l'attribution d'un prix au carbone et l'institution d'un marché d'émissions carboniques (dit "cap and trade") où un quota d'émissions nationales est mis en place, les entreprises émettrices se voyant donner des limites qu'elles peuvent monnayer.

Un projet de loi sur les énergies nouvelles et le climat présenté actuellement au Sénat par le sénateur John Kerry contient une proposition de marché de droits d'émissions de gaz à effet de serre.

Ce texte prévoit de réduire les émissions de gaz carbonique de 17% d'ici 2020 par rapport au niveau de 2005.

Les scientifiques du National Research Council estiment que le pays doit également se préparer à s'adapter aux impacts du changement climatique telles que la montée du niveau de la mer, la disparition de la mer de glace ainsi que la plus grande fréquence et l'intensité de vagues de chaleur.

"Le changement de climat est une réalité. Il est causé en grande partie par l'activité humaine et pose des risques significatifs -- certains d'entre eux étant déjà à l'oeuvre-- à un large éventail d'activités humaines et d'écosystèmes", insistent encore les scientifiques américains qui parlent de "solides preuves" alors que l'idée d'une responsabilité humaine dans le changement climatique suscite encore des sceptiques aux Etats-Unis.

Les trois rapports font partie d'une requête du Congrès.


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dimanche 16 mai 2010

Enormes nappes de pétrole au fond du golfe du Mexique (scientifiques)


Des scientifiques ont découvert la présence d'énormes nappes de pétrole à grande profondeur dans le golfe du Mexique, laissant supposer que la quantité de pétrole s'échappant du puits pourrait être bien pire que les précédentes estimations, rapporte samedi soir le New York Times.

Les nappes, d'une épaisseur d'une centaine de mètres, font 16 km de long et 5 km de large, précise le quotidien.

Exploitée par BP, la plate-forme Deepwater Horizon a sombré à 80 km des côtes de Louisiane le 22 avril après une explosion et quelque 800.000 litres de brut se déversent depuis quotidiennement dans les eaux du golfe du Mexique.

"Il y a une quantité abominable de pétrole dans les profondeurs en comparaison avec ce vous voyez à la surface. Il y a une énorme quantité de pétrole sur plusieurs couches, qui s'étagent sur trois, quatre ou cinq niveaux", indique le NYT, citant une chercheuse de l'université de Géorgie, Samantha Joye.

Les nappes de pétrole sont en train priver le golfe du Mexique d'oxygène avec pour risque de tuer la majorité de la faune marine dans la zone, indique le journal.

Joye a indiqué que la quantité d'oxygène avait baissé de 30% près de ces nappes. Si cela continue, a-t-elle poursuivi, "vous pourriez avoir de l'oxygène à un niveau très bas qui mettra en danger la vie des animaux dans les deux mois. C'est alarmant".

Les nappes sous-marines ont été découvertes par des scientifiques de plusieurs universités, travaillant à bord d'un navire de recherches, le Pelican, qui avait quitté Cocodrie, en Louisiane, le 3 mai, indique le Times.


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USA: BP moins optimiste sur l'installation rapide d'un tube sur la fuite


Les responsables du groupe pétrolier BP, qui exploitait la plateforme pétrolière qui a sombré dans le golfe du Mexique, ont admis samedi ne pas avoir réussi à installer aussi rapidement qu'espéré un tube pour colmater la fuite de brut.

"Nous espérions que cela allait être opérationnel la nuit dernière", a indiqué samedi à l'AFP un porte-parole de BP, John Crabtree.

BP tente depuis la nuit de jeudi à vendredi de raccorder à une profondeur de 1.500 m un tuyau au puits d'où s'échappent depuis plus de trois semaines des millions de litres de pétrole brut.

"L'installation du tube a débuté hier et nous sommes toujours en train de travailler afin qu'il soit opérationnel, c'est un procédé vraiment compliqué et cela n'a jamais été fait auparavant", a dit à l'AFP samedi un autre porte-parole du groupe, Mark Proegler.

"Je pense que c'était très optimiste de dire qu'il serait opérationnel dès la nuit dernière", a-t-il ajouté.

"Il y a plusieurs difficultés, l'une d'entre elle est la pression, l'autre est l'insertion (d'un tube) dans un conduit duquel s'échappent du pétrole et du gaz", a-t-il souligné.

Alors que la pose d'un nouveau couvercle était sur le point d'être réalisée, le groupe s'est ravisé en fin de semaine et a décidé d'installer un tube devant canaliser le brut jusqu'à un pétrolier situé en surface.

Ce revirement s'explique par les craintes de voir se former dans le "couvercle" des cristaux similaires à de la glace, comme ce fut le cas la semaine dernière avec un premier "dôme de confinement".

Le directeur d'exploitation de BP, Doug Suttles, avait reconnu vendredi que l'écoulement ne pourrait sans doute pas être maîtrisé avant huit jours.

La marée noire provoquée par l'explosion le 20 avril de la plateforme Deepwater Horizon au large des côtes américaines continue de menacer la faune et la flore locales.


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Marée noire: la nappe s'éparpille en une multitude de "taches" (garde-côtes)


La nappe de pétrole qui s'échappe du gisement exploité par la plateforme Deepwater Horizon dans le golfe du Mexique est en train de se diviser en une multitude de petites "taches" de brut, a expliqué vendredi un responsable des garde-côtes.

Plus de trois semaines après l'explosion puis le naufrage de la plateforme, le littoral des Etats de Louisiane, Mississippi et Alabama n'a pas encore été souillé par la marée noire, a dit l'amiral Thad Allen lors d'une conférence de presse.

"On nous a informés de la présence de boulettes de pétrole qui peuvent être ramassées à la main. Mais pour le moment, le pétrole est encore très loin, au large", a-t-il dit.

"Je pense que la nappe est en train de prendre une forme différente. Je ne crois plus à une marée noire de grande superficie", a-t-il insisté.

Lorsque le brut s'échappe de la fuite à 1.500 mètres de profondeur pour remonter vers la surface, il ne coagule pas pour former une immense nappe. Au contraire, il "se disperse en différentes taches séparées les unes des autres par l'eau de mer", a observé l'amiral Allen.

"C'est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle. Il est très difficile de gérer (la nappe) à cause de cet éparpillement. Mais, d'un autre côté, (le pétrole) qui touche les côtes arrive en de plus petites quantités que lors d'une marée noire de grande superficie", a-t-il poursuivi.

Une controverse est née sur la quantité de pétrole qui se déverse chaque jour dans le golfe du Mexique. Jusqu'à maintenant, les garde-côtes estimaient que ce volume tournait autour de 800.000 litres quotidiens. Mais selon des chiffres avancés par certains experts, ce chiffre devrait être multiplié par dix.

L'amiral Allen n'a pas souhaité s'exprimer sur le sujet. Un peu plus tôt vendredi, Doug Suttles, directeur d'exploitation de BP, l'exploitant de la plateforme, a reconnu que "depuis le début, il est difficile de quantifier précisément" la fuite, lors d'un entretien sur la chaîne CBS.


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Climat : le directeur du Giec se défend devant une commission scientifique


Le directeur de l'organe de l'ONU pour l'étude du changement climatique a défendu vendredi à Amsterdam les travaux de son organisation devant un comité d'experts scientifiques chargés d'examiner ses méthodes de recherche, récemment critiquées.

Rajendra Pachauri, directeur du Groupe intergouvernemental d'experts de l'ONU sur l'évolution du climat (Giec), a admis qu'une erreur avait été commise dans un rapport en 2007, où le Giec affirmait que les glaciers de l'Himalaya "pourraient disparaître d'ici 2035, voire avant".

"C'est vrai, il y a eu une erreur, mais il y a tout un tas d'informations et d'évaluations liées aux glaciers valides", a-t-il déclaré à une commission du Conseil inter-académique (InterAcademy Council, IAC), lors d'une audience publique à Amsterdam.

"Même si les glaciers de l'Himalaya ne fondent pas (d'ici 2035), c'est ce qui se passe pour les glaciers dans le monde", a ajouté Rajendra Pachauri.

La fonte des glaciers a "déjà contribué à hauteur d'environ 28% à l'élévation du niveau de la mer depuis 1993", selon lui.

L'affirmation selon laquelle les glaciers de l'Himalaya pourraient disparaître d'ici 2035 a été dénoncée par les sceptiques du réchauffement climatique.

Plus récemment, le Giec a été critiqué pour avoir estimé qu'une hausse du niveau de la mer d'un mètre inonderait 17% du Bangladesh et créerait 20 millions de réfugiés d'ici 2050.

Selon une étude financée par la Banque asiatique de développement, cette prévision ne tient pas compte du rôle des sédiments -au moins un milliard de tonnes-, charriés par les fleuves chaque année jusqu'au Bangladesh. Cet argument, selon Rajendra Pachauri, n'a pas été validé par des pairs.


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Vietnam/lutte contre le changement climatique: aide de 20 M EUR de la France


L'Agence française de développement (AFD) a approuvé un prêt de 20 millions d'euros pour aider le Vietnam à lutter contre les effets du changement climatique, a annoncé vendredi l'ambassade de France.

Le Vietnam, avec ses plus de 3.200 km de côtes, est considéré comme l'un des pays les plus exposés aux risques d'élévation du niveau de la mer.

"Une élévation d'un mètre (de ce niveau) affecterait près de 5% des terres du Vietnam, 11% de sa population, 7% de ses terres agricoles et aurait un impact négatif de l'ordre de 10% sur son PIB", a souligné l'ambassade dans un communiqué.

L'aide française vient en complément d'un prêt japonais de 10 milliards de yens (environ 85 M EUR), a-t-elle rappelé, ajoutant qu'il s'agit de soutenir le plan national adopté en décembre 2008 par le gouvernement vietnamien pour lutter contre le changement climatique.

Le programme de Hanoï vise à évaluer l'impact du changement climatique dans le pays, dresser des scénarios, notamment sur la montée des eaux de la mer, ou encore renforcer la recherche scientifique, technologique et l'arsenal juridique pour aider le Vietnam à affronter le problème.

Le plan prévoit aussi la mise en oeuvre de projets pilotes dans des zones particulièrement exposées et de davantage sensibiliser l'administration et la population aux enjeux du changement climatique.


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Salvador: 300 tonnes de médicaments enterrés dans un jardin ministériel


Trois cents tonnes de médicaments périmés ont été découvertes enterrées dans les jardins du principal entrepôt du ministère de la Santé du Salvador, où elles risquaient de contaminer la nappe phréatique, a annoncé jeudi la ministre.

Les médicaments, qui seront détruits suivant les règles environnementales, étaient enterrés dans une fosse depuis cinq à dix ans, a expliqué la ministre, Isabel Rodriguez.

"Une enquête déterminera les responsabilités, car cela n'aurait jamais dû se produire", a-t-elle ajouté.

Des analyses sont en cours sur l'eau extraite des nappes phréatiques de la zone de l'entrepôt, à 5 km de la capitale, San Salvador, et distribuée ensuite par le réseau public d'eau potable, a-t-elle précisé.


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