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dimanche 6 juin 2010

Un sanctuaire de pélicans touché par la marée noire, 60 oiseaux mazoutés


Un sanctuaire de pélicans en Louisiane, Etat du sud des Etats-Unis dont cet oiseau est le symbole et où il avait été réintroduit en 1968, a été atteint par la marée noire qui a englué 60 oiseaux, ont indiqué les autorités américaines.

Dans un communiqué diffusé dans la nuit de jeudi à vendredi, le centre de commandement chargé de la lutte contre la marée noire du golfe du Mexique a annoncé que l'îlot de Queen Bess Island, situé dans la baie de Barataria, avait été atteint par la nappe "poussée par des vents forts".

"Soixante oiseaux, dont 41 pélicans, ont été recouverts de pétrole", a précisé le centre de commandement.

Depuis l'explosion de la plateforme Deepwater Horizon le 20 avril à 80 km au large, c'est la première fois qu'autant d'oiseaux sont touchés simultanément.

Les oiseaux ont été emmenés dans un centre de secours situé dans la localité de Fort Jackson, où ils devaient être nettoyés. Mais l'expérience prouve que beaucoup d'animaux meurent pendant le transport et n'ont que 50% à 70% de chances de survie une fois débarrassés du pétrole qui les recouvre.

La colonie de Bess Island a une valeur sentimentale pour la Louisiane, surnommée le "Pelican State", car elle est l'une des îles où le pélican a été réintroduit en 1968 après avoir disparu de l'Etat, victimes des insecticides.


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mercredi 12 mai 2010

L’Europe pêche et mange le poisson des Africains


Bénéficiant de contrats de pêche très favorables, les navires-usines de l’Union européenne sont engagés dans une course folle au pillage des ressources des États côtiers africains.

Les rapports et avis du Conseil économique, social et environnemental (Cese) produisent souvent une expertise utile pour les décideurs politiques et économiques. Il est d’ailleurs regrettable que la lecture de ces documents dépasse rarement le cercle restreint des hommes et des femmes chargés de les voter en séance plénière. Certains de ces documents sont aussi à lire entre les lignes, tel l’avis sur la pêche présenté par Gérard d’Aboville en avril dernier. L’ancien rameur des océans est aussi un ancien député européen et un militant plus ou moins dissident de l’UMP. L’intérêt de son texte 
réside dans ce qu’il laisse apparaître sur les relations entre l’Union européenne et les pays africains s’agissant de la pêche et de la gestion des 
ressources. « À ce jour, l’Afrique reste un acteur qui pèse peu en 
comparaison d’autres continents  : 2,40 % des exportations mondiales en 2007 contre 47,7 % pour l’Europe,
30,1 % pour l’Asie et 18,51 % pour les Amériques. »

Le texte rappelle aussi que l’Union européenne exporte 2 millions de tonnes de produits de la pêche chaque année alors qu’elle en importe 6 millions. Pour satisfaire les besoins de poissons frais et congelés de la grande distribution, l’Europe importe beaucoup de produits pêchés ou élevés sous d’autres latitudes tandis que ses navires-usines pillent les mers du monde, et notamment les « zones économiques exclusives » (ZEE) de nombreux pays africains.

Certes, il s’agit d’accords « négociés » dont beaucoup doivent être reconduits d’ici à 2013. Mais ce pillage ne laisse que des sommes dérisoires aux pays qui l’acceptent. « Dès 1990, on dénombrait environ 88 navires européens pêchant dans les eaux des pays en développement, assurant l’approvisionnement de près de 25 % du marché communautaire. En 1997, la contrepartie versée par la communauté européenne dépassait les 295 millions d’euros », relève Gérard d’Aboville. Aujourd’hui, le pourboire versé par l’Europe aux États qui la laissent piller leur ZEE n’est plus que de 160,5 millions d’euros par an, « dont 150 millions d’euros à destination de l’Afrique de l’Ouest ».

En théorie les navires de pêche européens ne doivent puiser que dans le stock excédentaire des zones côtières des pays hôtes. Mais Gérard d’Aboville reconnaît que ces pays n’ont pas les moyens d’exercer des contrôles efficaces. « En tout état de cause, les conditions dans lesquelles les produits sont débarqués, souvent directement dans les ports européens, l’absence de données sur les rejets et les prises accessoires (…) mettent les États africains dans l’impossibilité pratique d’évaluer la ponction réelle sur les stocks et de corriger les sous-estimations trop systématiques inscrites au registre des déclarations de captures », peut-on lire dans l’avis voté par le Cese.

D’Aboville rappelle que, dans une résolution du 8 novembre 2001, le Conseil européen s’engageait « à tenir compte des objectifs de développement durable et de lutte contre la pauvreté dans la mise en œuvre des interventions réalisées au titre de la politique commune de la pêche qui sont susceptibles d’affecter les pays en développement ». Neuf ans plus tard son constat est le suivant  : « Le bilan sur le terrain demeure encore très en retrait par rapport aux intentions alors affichées et surtout aux résultats enregistrés  : surexploitation des stocks, déclin des industries locales de la pêche, baisse des revenus des pêcheurs, aggravation de la dépendance économique des pays d’Afrique à l’égard de l’Europe. » Sans commentaire !

Gérard Le Puil


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vendredi 7 mai 2010

USA: premier impact du pétrole, sur une île au large de la Louisiane


Des galettes de pétrole en provenance de la marée noire qui se propage dans le golfe du Mexique ont touché jeudi une île au large de la Louisiane (sud), ont indiqué les garde-côtes, annonçant officiellement pour la première fois un impact de brut.

"Les équipes ont confirmé qu'il y avait du pétrole sur Freemason Island", a indiqué à l'AFP, Connie Terrell, responsable des garde-côtes. "C'est à l'extrémité sud des îles Chandeleur. C'est principalement des flaques, sans traces de pétrole de moyenne ou forte densité".

Un porte-parole de BP, qui exploitait la plateforme pétrolière à l'origine de la marée noire, John Curry, a annoncé de son côté que trois équipes d'intervention d'urgence avaient été envoyées sur l'île à environ 50 km au large des côtes et déployaient des boudins gonflables pour protéger la faune et la flore.

Les îles Chandeleur font partie de la réserve naturelle Breton National Wildlife Refuge, la deuxième plus ancienne des Etats-Unis abritant un nombre incalculable d'oiseaux.

Dès le 30 avril, le responsable de la commune littorale de Plaquemines en Louisiane, Billy Nungesser, avait annoncé à l'AFP l'arrivée des premières plaques de pétrole sur la côte de l'Etat.


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Marée noire: plus de 600 espèces animales dont le pélican brun, menacées


Plus de 600 espèces animales, en particulier le pélican brun et une tortue des mers déjà en danger, sont menacées par la nappe de pétrole qui s'étend dans le golfe du Mexique, après l'explosion d'une plateforme pétrolière exploitée par BP, ont affirmé des experts.

Les biologistes avaient des craintes particulières, à cette époque de ponte, pour le pélican brun qui risque d'ingérer des poissons contaminés par le pétrole, mais aussi pour le pluvier, le sterne royal et le bécasseau, a déclaré le biologiste Robert Lover.

134 espèces d'oiseaux au total sont menacées, de même que 445 espèces de poissons, 45 mammifères et 32 reptiles et amphibiens --alligators, grenouilles et serpents des mers--, selon les autorités du Département de la vie sauvage et des pêches de Louisiane.

La migration d'une tortue des mers, dite Kemp'Ridley --une espèce déjà très en danger--, qui avait commencé, a été stoppée par la nappe de pétrole.

Le grand dauphin, le lamantin et différentes baleines risquent aussi d'être affectés de même que les coyotes, renards et ratons laveurs dont les habitats pourraient être pollués.

Enfin, nombre d'espèces de poissons et crustacés dans cette région où l'industrie de la pêche est très développée, sont menacées.

La nappe de pétrole, qui a la taille d'un petit pays (200 km de long, 110 de large), a déjà touché jeudi la presqu'île formée par le delta du Mississippi en Louisiane et menace désormais des dizaines de km de côtes jusqu'à la Floride.

Près de 200 bateaux se trouvent aux abords de la nappe, des dizaines de kilomètres de barrages flottants ont été déployés et près de quatre millions de litres d'eau et de pétrole ont été récupérés.


Lire l'article: Marée noire: plus de 600 espèces animales menacées

jeudi 29 avril 2010

Pétition pour la sauvegarde de l'ours



Depuis le 1er janvier 2010 la France n’a plus de Plan de restauration de la population d’ours dans les Pyrénées, malgré les engagements annoncés, non tenus.

L’ours brun est pourtant une des deux seules espèces de mammifères en « danger critique d’extinction » en France selon l’UICN.
La France débute donc très mal l’Année Internationale de la Biodiversité.
La survie de l’ours en France exige une politique volontariste et ambitieuse.

Par cette pétition, nous demandons au gouvernement français le lancement d’un nouveau Plan de restauration de la population d’ours, incluant :

- des lâchers d’ours réguliers, prioritairement en Béarn, mais aussi en Pyrénées Centrales ;

- une meilleure protection juridique de l’ours brun en France ;

- une meilleure protection de son habitat ;

- une politique volontariste de valorisation pour les populations locales de ce patrimoine naturel exceptionnel.


En savoir plus sur la pétition: Pétition pour sauver l'ours

Télécharger la pétition papier: faites signer la pétition

En savoir plus sur l'ours des Pyrénées: Comment va l'ours des Pyrénées

Espèces menacées : quatre jeunes gorilles sauvés par des casques bleus


République démocratique du Congo - Quatre bébés gorilles des plaines ont été évacués à bord de deux hélicoptères de l'ONU hors d'une zone de conflits de l'est de la République démocratique du Congo (RDC). Ils ont été transférés mardi dans un sanctuaire construit par l'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) à Tayna.

Les gorilles des plaines figurent sur la liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

Menacés d'être capturés par des trafiquants ou abattus pour leur viande, ces quatre individus juvéniles ont été acheminés de Goma vers le sanctuaire de Kasugho, situé dans la réserve naturelle de Tayna, au Nord-Kivu."Pour des raisons sécuritaires et pratiques, ces gorilles ont été transportés par hélicoptère par la Monuc (Mission de l'ONU en RDC) pour ne pas les traumatiser" a précisé à l'AFP Cosma Wilungula, administrateur-délégué général de l'ICCN. Et d'expliquer que ces bébés gorilles sont orphelins "parce que les braconniers abattent d'abord leur mère, pour mieux les capturer".

L'ICCN évalue la population des gorilles des plaines, une espèce que l'on ne trouve qu'en RDC, entre 2.000 et 3.000 individus. Les quatre bébés sauvés par les casques bleus de l'ONU seront réintroduits dans leur environnement naturel après une phase préparatoire, lors de laquelle des scientifiques les observeront. Ils seront rejoints par six autres gorilles actuellement sous protection au Rwanda et dont le transfert est prévu pour le 10 juin prochain.


Lire l'article: Quatres bébés gorilles sauvés par les casques bleus

jeudi 22 avril 2010

Une semaine contre la vivisection


Comme tous les ans, les militants de la cause animale se mobilisent. C'est la semaine mondiale, pour la libération des animaux de laboratoires, semaine reconnue par les Nations Unies. L'occasion de sensibiliser l'opinion, à propos des tests sur les animaux.

Officiellement, un peu plus de 2 millions d'animaux sont utilisés, chaque année, dans les laboratoires. L'Union européenne exige que les labos déclarent le nombre d'animaux utilisés. Mais il n'y a pas de pénalité si on ne le fait pas. Donc certains labos ne déclarent pas tout. Et d'autres ne déclarent rien du tout.

Donc impossible de savoir précisément combien d'animaux sont utilisés. Les associations avancent le chiffre de 10 millions d'animaux. En ajoutant : toutes les 12 secondes, un animal est victime de vivisection rien qu'en France. Selon eux, si on prend le monde entier, c'est 25 animaux, chaque seconde.

Dans 80% des cas, ce sont des rongeurs : souris, rats, hamster, lapins, cochons d'inde. Mais il y a aussi des poissons qu'on utilise notamment pour faire des recherches sur les cellules souches, pour lutter contre la leucémie. On utilise aussi des mollusques, des batraciens, des invertébrés, comme les mouches.
On utilise aussi des chiens, des chats, et bien sûr des primates. Pas des grands chimpanzés, mais principalement des macaques. Là, c'est bien souvent pour la toxicologie.

Aujourd'hui, les tests sur animaux servent beaucoup pour les produits chimiques en tous genres, pour la recherche médicale mais de moins en moins, pour les cosmétiques. Ca, c'est la bonne nouvelle. La mauvaise nouvelle, c'est que, comme en Europe, ça coûte de plus en plus cher, et qu'il y a de plus en plus de pression, désormais, les laboratoires sous-traitent en Asie.

Donc, officiellement, la tendance est à la baisse. Mais les associations restent en alerte. Il y a toujours beaucoup de lobbies des industries pharmaceutiques et chimiques. Des lobbies lourds, puissants. C'est pour cela que les militants veulent mobiliser le grand public. Justement, des actions de mobilisation, sont organisées cette semaine, et ce week end... dans une trentaine de villes.
Donc, officiellement, la tendance est à la baisse. Mais les associations restent en alerte. Il y a toujours beaucoup de lobbies des industries pharmaceutiques et chimiques. Des lobbies lourds, puissants. C'est pour cela que les militants veulent mobiliser le grand public. Justement, des actions de mobilisation, sont organisées cette semaine, et ce week end... dans une trentaine de villes.


En savoir plus: semaine contre la vivisection

vendredi 2 avril 2010

Greenpeace bloque le transport de viande de baleine dans le port de Rotterdam


Des militants de l'organisation écologiste Greenpeace se sont enchaînés vendredi aux amarres d'un cargo transportant de la viande de baleine destinée au Japon, dans le port de Rotterdam (ouest des Pays-Bas), a-t-on appris de sources concordantes.

Les manifestants, au nombre de quinze selon Greenpeace, sept selon la police, qui s'étaient enchaînés vers 04H30 (02H30 GMT), se sont détachés des amarres vers midi environ (10H00 GMT), a indiqué à l'AFP une porte-parole de la police de Rotterdam, Tinet Dejonge.

"Greenpeace a reçu de la police de Rotterdam l'assurance que les conteneurs dans lesquels se trouve la viande de baleine ne quittent pas le port de Rotterdam", sur décision de l'armateur, a expliqué l'organisation dans un communiqué.

Les militants de Greenpeace voulaient empêcher le départ vers le Japon, prévu en fin d'après-midi, du cargo en provenance d'Islande, transportant une "cargaison illégale", selon eux, de viande de treize baleines, stockée dans sept conteneurs, destinée au Japon.

Sept activistes ont été interpellés et devront payer une amende, a précisé la police.

Lire la suite: animaux en dangers:Greenpeace

et plus complet: Greenpeace: défense des baleines