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jeudi 22 avril 2010

Climat: Quito propose 2,5 m de dollars pour que Washington ratifie Kyoto


Le gouvernement équatorien a proposé jeudi une collecte de fonds, voire un don, en faveur des Etats-Unis, pour motiver ce pays à ratifier le protocole de Kyoto sur la réduction des gaz à effet de serre.

"Nous proposons une collecte mondiale pour que le gouvernement des Etats Unis se décide à signer ce protocole", a déclaré le chef de la diplomatie équatorien Ricardo Patino, lors du forum social sur le changement climatique de Cochabamba (Bolivie).

Le ministre a ajouté que son pays offrait aux Etats Unis un don de 2,5 millions de dollars, comme incitation à la signature du protocole de Kyoto de 1997, le seul que reconnaisse l'Equateur -qui a rejeté Copenhague- en terme d'accord climatique.

"L'Equateur, son président (Rafael Correa), son peuple, ont dit aux Etats-Unis très sérieusement qu'ils leur offraient 2,5 millions de dollars s'ils signaient le Protocole de Kyoto, afin d'aider à leurs reconversions technologiques", avait déclaré mercredi la ministre du Patrimoine, Maria Fernanda Espinoza.

La proposition équatorienne est une réponse à la décision récente des Etats-Unis de ne pas octroyer à Quito 2,5 millions de dollars d'aide économique, qui devaient accompagner des initiatives liées à l'accord de Copenhague, en raison du rejet par l'Equateur de cet accord.

Le forum social mondial sur le climat de Cochabamba, convoqué par la Bolivie socialiste d'Evo Morales, a vu les pays industrialisés mis au pilori pour leur incapacité à trouver à Copenhague un accord contraignant sur le réchauffement, et pour leur "dette historique" envers le changement climatique.


Lire l'article: Quito aide Washington pour climat

La Bolivie saisira la justice internationale faute d'accord climat à Cancun


La Bolivie saisira la justice internationale contre les pays riches si le prochain round de négociations climat en décembre au Mexique ne parvient pas à un accord contre le réchauffement, a affirmé mercredi l'ambassadeur bolivien à l'ONU, Pablo Solon.

"S'il n'y a pas de compromis sur la réduction des gaz à effet de serre, l'Etat bolivien veut déposer plainte contre les pays développés (...) devant la Cour internationale de Justice" de la Haye (CIJ), la plus haute autorité judiciaire de l'ONU, a déclaré Solon en marge d'un Forum mondial des mouvements sociaux sur le climat à Cochabamba, dans le centre de la Bolivie.

Le Mexique sera en décembre le prochain grand rendez-vous des négociations pour lutter contre le réchauffement climatique, après l'accord a minima conclu à Copenhague sur un réchauffement limité à 2 degrés dans un texte hybride, sans force contraignante.

Le forum alternatif sur le climat de Cochabamba, organisé depuis mardi par le gouvernement bolivien, entend pousser la création d'un "tribunal de justice climatique" pour faire payer les délits contre l'environnement, une initiative du président Evo Morales visant avant tout les pays industrialisés.

Morales a estimé mercredi qu'après un prévisible refus initial, "tôt ou tard, ces pays finiront par accepter l'idée d'un tribunal pour crimes contre l'environnement". D'ici là, Morales a invité les mouvements sociaux à saisir les instances de justice pour défendre l'environnement.


Lire la suite: la Bolivie veut saisir la justice internationale

Morales: les droits de la Terre "plus importants" que les droits de l'Homme


Les droits de la Terre sont "plus importants" que les droits de l'Homme, a estimé mercredi le président bolivien Evo Morales, qui a indiqué par ailleurs qu'il entendait lancer un "Mouvement international" pour la défense de la terre.

"Il est plus important aujourd'hui de défendre les droits de la Terre mère que de défendre les droits de l'Homme, car fondamentalement, en défendant les droits de la Terre on défend les droits de l'Homme", a déclaré Morales à la presse, en marge d'un forum social sur le climat à Cochabamba (centre).

Le président pousse pour une "Déclaration universelle des droits de la Terre", qui devrait figurer dans les recommandations du forum de Cochabamba, transmises au prochain round de négociations sur le climat à Cancun (Mexique), en décembre.

Il a dit s'attendre à une "lutte" pour obtenir un tel texte sur les droits de la Terre, et a rappelé qu'il avait "fallu près de 2000 ans" pour qu'une déclaration universelle des droits de l'Homme soit adoptée par l'ONU, en 1948.

Morales a annoncé la création d'un "Mouvement international pour la défense de la Terre", prolongement du forum qui rassemble en majorité des mouvements sociaux. Il serait chargé de promouvoir la création d'un tribunal climatique ou la mise en place d'un référendum mondial sur les grandes décisions concernant le climat.


Lire la suite: Morales pour la défense des Droits de la Terre

Evo Morales: les pays riches finiront par accepter un tribunal climatique


Les pays industrialisés finiront par accepter "tôt ou tard" un tribunal climatique international, a affirmé mercredi le président bolivien Evo Morales à la conférence sur le climat de Cochabamba qui défend la création d'une telle instance.

"C'est possible que les pays industrialisés refusent l'idée d'un tribunal, mais d'un autre côté, qu'accepteraient-ils ?", a lancé Morales à la presse, en marge du forum mondial de mouvement sociaux, sorte de contre-sommet alternatif aux négociations sur le climat, qu'il a convoqué jusqu'à jeudi.

"Tôt ou tard, avec la force populaire, ils finiront par accepter un tribunal pour les crimes contre l'environnement", a ajouté Morales. "Car s'il n'y a pas de caractère de sanctions, qui va faire respecter un quelconque protocole" sur le climat?", a-t-il demandé.

Ce tribunal climatique, une déclaration des "Droits de la Terre mère" ou encore un référendum planétaire sur le climat figurent parmi les recommandations que la conférence de Cochabamba doit transmettre aux prochaines négociations climat à Cancun (Mexique) en décembre.

En attendant un éventuel tribunal, la Cour internationale de Justice "pourrait poursuivre des crimes contre l'environnement, et les mouvements sociaux doivent se mobiliser pour y dénoncer des attentats contre l'environnement", a ajouté le président bolivien.


Lire la suite: Morales demande un tribunal climatique