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mercredi 12 mai 2010

Votre lampe basse consommation pollue en… Chine


Les technologies vertes ont besoin de certains métaux appelés terres rares. Mais leur production dégrade l’environnement.

L'existence de certaines de nos technologies les plus vertes, depuis les voitures électriques jusqu'aux éoliennes géantes, en passant par les lampes basse consommation, est rendue possible par un groupe de métaux peu usuels : les "terres rares". Il n'y a qu'un problème : elles proviennent presque exclusivement de Chine et sont produites par une industrie minière qui compte parmi les plus nocives pour l'environnement et qui est dominée par des organisations criminelles. Un quasi-monopole, qui don­ne à ce pays une mainmise potentielle sur les technologies du futur et inquiète les capitales occidentales.

A Guyun, un petit village du sud-est de la Chine entouré de bosquets de bambous et de bananiers, les dégâts causés à l'environnement sont bien visibles : des cicatrices brun-rouge d'argile stérile couturent les étroites vallées et les terres desséchées de l'aval, là où s'étendaient jadis des rizières vert émeraude. Car, pour extraire ces métaux [présents sous forme d'oxydes, et souvent mélangés à d'autres minerais], les mineurs restent en surface. Ils raclent le sol, et placent dans des fosses l'argile mouchetée d'or qu'ils ont pelletée. Ce sont dans ces fosses qu'ils versent des solvants [souvent de puissants acides] pour extraire les terres rares. Ces substances chimiques finissent par s'infiltrer dans le sol jusqu'aux ruisseaux et aux rivières, détruisant les rizières et les exploitations piscicoles et polluant les réserves d'eau.


Des propriétés chimiques et magnétiques remarquables

Zeng Guohui, un ouvrier de 41 ans, nous conduit à la mine abandonnée où il travaillait autrefois et nous montre un désert de terre et de boue. Le gisement de terres rares lourdes [les plus difficiles à trouver] a été épuisé en trois ans. Mais aujourd'hui, dix ans après la fermeture de la mine, personne n'a encore pu refaire pousser du riz dans les champs situés en aval.

De petites mines où l'on extrait des terres rares lourdes comme le dysprosium et le terbium sont toujours en activité dans les collines voisines. Et "il y a tout le temps des manifestations, parce que les mines détruisent les terres arables et que les gens exigent des compensations", explique M. Zeng. "Dans beaucoup d'endroits, l'exploitation est menée de façon inconsidérée", confirme Wang Caifeng, présidente de la commission de surveillance de l'exploitation des terres rares au ministère de l'Industrie et des Technologies de l'information de Chine. "Cela a fait beaucoup de mal à l'environnement", poursuit-elle.

La Chine extrait plus de 99 % du dysprosium et du terbium utilisés sur la planète. La majorité de la production provient d'environ 200 mines situées dans le nord du Guangdong et dans la province voisine, le Jiangxi. La Chine est également le premier producteur mondial de terres rares légères, précieuses pour de nombreuses industries. Les réserves de ces métaux sont un peu plus importantes, et leur extrac­tion est mieux réglementée. Mais pour le dysprosium, le terbium et d'autres terres rares lourdes, c'est une autre histoire. D'après les responsables de l'industrie, 50 % seulement des mines de terres rares lourdes ont un permis d'exploitation. Toutes les autres sont illégales. Mais même les mines légales, comme celle où travaillait M. Zeng, sont dangereuses pour l'environnement.


Les États-unis craignent une dépendance militaire

Le Congrès américain, lui, a réagi aux mesures prises par la Chine en ordonnant au ministère de la Défense de faire le point avant le 1er avril sur la dépendance de l'armée américaine vis-à-vis des terres rares chinoises, utilisées par exemple dans la fabrication des ­ap­pareils de vision nocturne et des télémètres [ainsi que des missiles]. Washington a d'ailleurs commandé une étude sur les solutions de substitution possibles. Les multinationales commencent aussi à se pencher sur leur dépendance à l'égard des terres rares lourdes. Toyota dit avoir acheté pour ses véhicules des pièces incluant ces métaux, mais ne pas avoir participé à l'achat des matières premières par ses fournisseurs. Osram, un grand fabriquant d'ampoules électriques appartenant à l'entreprise allemande Siemens, affirme limiter désormais l'usage de terres rares dans ses produits.

Mais les principaux consommateurs de terres rares lourdes dans les années à venir pourraient être les cons­tructeurs de grandes éoliennes, qui ont besoin d'aimants beaucoup plus légers pour les générateurs de 5 tonnes placés en haut de mâts de plus en plus hauts. Vestas, une entreprise danoise devenue le numéro un du secteur, a fait savoir que les prototypes de sa prochaine génération de machines contien­nent du dysprosium et étudie actuellement la pérennité des réserves. Goldwind, le principal fabricant chinois d'éoliennes, a remplacé les ai­mants classiques par des aimants à base de terres rares.

Certains exploitants miniers spécialisés dans les terres rares - un secteur qui pèse 1,3 milliard de dollars - soulignent la nécessité de méthodes d'extraction moins destructrices pour l'environnement au regard de l'importance de leurs produits pour les technologies vertes. Certains espèrent ouvrir des mines au Canada, en Afrique du Sud et en Australie, mais il faudra plusieurs années avant que leur rendement soit suffisant et elles produiront beaucoup de terres rares légères. Les terres rares lourdes qu'elles extrairont serviront sans doute à ­satisfaire la demande croissante des fabricants d'éoliennes, qui se les arracheront.

Source : The New York Times


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jeudi 22 avril 2010

Hong Kong: un expert de la pollution part pour des problèmes respiratoires


Le responsable d'un organisme chargé de suivre la qualité de l'air à Hong Kong a indiqué jeudi qu'il devait quitter la ville et regagner l'Angleterre en raison de problèmes respiratoires.

Anthony Hedley, connu pour avoir créé un indice environnemental, âgé de 69 ans, va désormais vivre sur l'île de Man, en Grande-Bretagne.

"Je dois réduire mon exposition à l'air pollué car je sais d'expérience que mes problèmes respiratoires se réduisent rapidement quand je suis dans un air plus sain", a-t-il déclaré à l'AFP.

Après avoir combattu un cancer, M. Hedley connaît aujourd'hui des problèmes respiratoires qui se sont aggravés en raison de la mauvaise qualité de l'air hongkongais, a-t-il indiqué.

Se disant déçu de la lenteur des autorités à traiter ce problème d'environnement, il continuera à travailler avec ses collègues du département de médecine de l'Université de Hong Kong mais par message électronique.

Les autorités attribuent généralement cette pollution aux émissions en provenance des usines du sud de la Chine, située juste au-delà de la frontière nord de Hong Kong.

Mais selon une étude locale, l'essentiel de la pollution atmosphérique provient des gaz d'échappement des véhicules circulant sur le très dense réseau routier de Hong Kong.


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mardi 20 avril 2010

Chine : la guerre de l'eau


Huit barrages hydroélectriques vont être installés sur le Mékong.Après plus de dix ans de travaux, celui des Trois Gorges est aujourd'hui complètement opérationnel. C'est le plus grand complexe hydroélectrique au monde et le plus inquiétant également. Reportage.

Dans le village de Zhong Bao, à une encablure des trois gorges, les habitants vivent dans un complet dénuement. Leur seul bien : une maison qui menace aujourd’hui de s’effondrer. « Quand on vide le réservoir du barrage ça fait bouger ma maison, explique Guo Cheng Xin l’un des habitants. Ca provoque des ultrasons et les vitres tremblent. Il y a des fissures partout ».

Après plus de dix ans de travaux, le barrage est aujourd’hui complètement opérationnel. Il est le fer de lance d’une vaste politique de développement des énergies hydroélectriques en Chine. De ses 26 turbines sortent 10% de l’électricité chinoise. Mais à quel prix ? 1 million et demi de personnes ont été déplacées, des berges écroulées, un écosystème totalement chamboulé et plus de 18 milliards d’euros engloutis.

Le barrage de Xiaowan fait polémique.

Les spécialistes sont en effet inquiets de voir un tel ouvrage accentuer la fragilité des sols, provoquant de nombreux glissements de terrain pendant la saison des pluies. Même si la Chine affirme le contraire, la plupart des experts s’accordent à dire que cet ouvrage est un véritable danger pour la région du fleuve bleu.

Des constructions qui provoquent aujourd’hui l’ire des pays voisins. Le Mékong qui s’étend sur 4800 kilomètres du plateau du Tibet au Vietnam irrigue en effet plus de 60 millions de personnes. La polémique est montée d’un cran ces derniers mois en raison d’une terrible sécheresse. Pas une goutte de pluie n’est tombée depuis trois mois dans les régions du Triangle d’Or entre la Chine, le Laos et la Birmanie. Dans certaines provinces chinoises, c’est la pire sécheresse depuis un siècle. Résultat, le fleuve mythique connaît l’un de ses plus bas niveaux depuis 50 ans.


Lire la suite: Chine: les barrages font polémique

mardi 13 avril 2010

La Chine veut limiter les investissements étrangers dans les secteurs polluants


La Chine a annoncé mardi son intention de limiter les investissements étrangers dans les secteurs très polluants pour les orienter vers les nouvelles technologies et les nouvelles formes d'énergie.

Selon les directives publiées sur son site internet, le Conseil des affaires de l'Etat entend "limiter sérieusement" les investissements étrangers dans "les projets (...) énergétiques hautement polluants". A contrario, les investissements étrangers dans "la production haut-de-gamme, les hautes technologies, les industries de services et les nouvelles énergies et les secteurs de l'environnement économes en énergie" doivent être encouragés, selon la même source.

Ces directives, qui encouragent par ailleurs les entreprises étrangères à développer les industries à forte intensité de main d'oeuvre dans les régions les plus pauvres de l'ouest et du centre de la Chine, ont été transmises à tous les échelons administratifs régionaux.


Rappelant que la Chine attire les investissements étrangers depuis plus de 30 ans, le Conseil des affaires de l'Etat a souligné que les entreprises à capitaux étrangers étaient devenues un élément important de l'économie chinoise et estimé que "le pouvoir attractif de la Chine pour les investisseurs étrangers demeurait évident".


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lundi 29 mars 2010

La pollution d'Asie circule au dessus du globe


Les polluants, en forte augmentation en Asie avec l'explosion de la croissance économique dans la région ces dernières années, sont transportés dans la stratosphère durant la saison de la mousson et circulent autour du globe des années, selon une étude publiée aux Etats-Unis.

Se basant sur des observations satellite et des modèles informatiques, des chercheurs ont déterminé que la forte circulation des vents en été, liée à la mousson asiatique, transporte rapidement l'air de la surface de la Terre à la haute atmosphère.

Lire la suite: pollution asie ou pollution d'Asie