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vendredi 7 mai 2010

Réduire le CO2 des véhicules utilitaires

L'Europe va bientôt imposer de nouvelles normes d'émission de CO2 pour les camionnettes de nos rues, tous les véhicules de moins de 3 tonnes 5. Un calendrier s'imposera dès 2014. Il faut dire que pour les voitures, les résultats sont très bons.



Les Français ont acheté des voitures neuves émettant en moyenne 133 grammes de CO2 par km selon l' ADEME. Avec ce chiffre, les Français sont les champions d'Europe. Nous avons le parc de voitures neuves le plus sobre des 27.

C'est le succès de la prime à la casse et du bonus-malus écolo, on le sait. Mais c'est aussi grâce à une offre beaucoup plus large. Côté voiture, on trouve maintenant 10 véhicules émettant moins de 100 grammes au km. Autrement dit, mettre la pression sur les constructeurs et les motoristes, eh bien c'est une politique qui porte ses fruits aussi.

Du coup, l'Europe est en train de dessiner la même stratégie pour les utilitaires légers, en clair, les camionnettes. On va définir des objectifs de réduction des gaz à effet de serre, progressifs, avec un calendrier. Première phase, en 2014. On va dessiner des courbes de réduction, et les trois quarts des camionnettes devront être sous ces courbes dans 4 ans. En 2016, 100 % des camionnettes devront être sous ces courbes. Alors, on n'a pas encore de chiffre d'émissions autorisées à l'avenir, il va falloir y travailler, à ce chiffre. Mais ce qui est dans les tuyaux, ce serait 175 grammes au km en 2016 et ensuite, progressivement, 135 grammes au km pour 2020.

Eh bien ça va l'être parce que dès 2014, les constructeurs qui continueront de vendre des camionnettes au-dessus des normes, devront payer des amendes entre 5 et 120 euros par gramme supplémentaire pour chaque camionnette vendue au-dessus des normes.

La contrepartie sera une bonification pour les camionnettes très sobres et en clair, pour les utilitaires électriques, émettant moins de 50 grammes de CO2 par kilomètre.

L'info en plus : le transport représente encore un quart des gaz à effet de serre Europe.

Source: Europe1.fr


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dimanche 25 avril 2010

Le projet de loi sur le climat des sénateurs américains peine à se concrétiser


Les sénateurs américains, actuellement en train d’élaborer un projet de loi sur le changement climatique, se sont disputés jeudi sur la question de la réduction des émissions de dioxyde de carbone dans le secteur des transports, d’après ce qu’a déclaré le Sénateur Lindsey Graham, ajoutant qu’il ne savait pas encore si une mesure serait prête d’ici lundi.

Lindsey Graham, un républicain, collabore avec le Sénateur Démocrate John Kerry et le Sénateur indépendant Joseph Lierberman pour élaborer un projet de loi qu’ils espèrent pouvoir sortir lundi, mais qui fera l’objet d’une lutte politique majeure cette année. Il a déclaré qu’il ne savait pas encore si le trio allait réussir à sortir le projet de loi dans les délais prévus.

La bataille politique concernant la façon dont le Congrès devrait réduire la pollution que les scientifiques accusent d’être responsable du réchauffement climatique ne se tarit pas alors que les écologistes célébraient le 40ème anniversaire du Jour de la Terre.

John Kerry, Lindsey Graham et Joseph Lieberman étudient actuellement une « cotisation liée » sur les carburants, appliquée après que le pétrole soit raffiné, comme une façon de gérer la partie concernant les transports du projet de loi sur le climat. Cette cotisation serait liée au prix des permis d’émissions de dioxyde de carbone pour les compagnies électriques échangés sur un marché régulé.

Mais d’après certaines sources, l’idée de la cotisation a été largement rejetée par les autres sénateurs, qui estiment qu'elle se transformerait en taxe supplémentaire pour le consommateur qui la paierait à la station d’essence.

Certaines sources ont déclaré que les trois sénateurs étudiaient une idée de remplacement, qui impliquerait que les raffineries paieraient des « indemnités » de pollution basées sur le contenu en dioxyde de carbone du carburant qu’elles produisent.

Les législateurs ont toujours des difficultés à élaborer des législations qui sont perçues comme une manière d’augmenter les impôts, surtout à la veille d’élection en novembre prochain, au cours desquelles un tiers du Sénat et la totalité de la Chambre des Représentants seront renouvelés.


Lire la suite: Amérique: projet de loi sur le Climat compliqué

jeudi 22 avril 2010

La Corée s'inspire des technologies vertes « made in Germany »


La Corée du sud vient d'entériner son ambitieux plan « croissance verte ». Premiers objectifs : atteindre l'indépendance énergétique tout en réduisant drastiquement les émissions de CO2, grâce au développement massif des énergies renouvelables. En, prenant exemple sur l'Allemagne.

La Corée dépend à 97 % de l'étranger pour son pétrole et son gaz.
Pour un pays entouré par la Corée du nord, la Russie et la Chine, une véritable gageure. Avec qui plus est un coût considérable : la facture énergétique s’élève à plus de 93 milliards de dollars par an.

Aussi, l’ambition du programme « croissance verte » et la dimension des moyens mis en œuvre n’étonnent guère : de 2% actuellement, Séoul entend augmenter la part des énergies renouvelables à 11% en 2030, puis 20% d’ici 2050. Selon l’agence financière Bloomberg, les investissements dans le secteur augmenteraient de 52% d’ici la fin 2010, pour atteindre 4,8 milliards de dollars en 2010.

Qualité de vie. L’expression prend tout son sens en Corée du sud, dont la densité urbaine s’élève à plus de 320 habitants par km2. Jungho Lee rapporte que le pays paie actuellement le prix d’une croissance aussi brillante qu’écologiquement funeste : figurant parmi les pays les plus pauvres de la planète à la sortie de la guerre de Corée, le « pays du matin calme » est devenu en l’espace de 60 ans la 12ème puissance économique mondiale (PIB). Point capital, Jungho Lee précise encore que sur les 48,5 millions d’habitants que compte le pays, plus de 22 millions habitent Séoul et son agglomération. C’est près de la moitié de la population du pays, confrontée aux engorgements, à la pollution atmosphérique, et au considérable trafic automobile.

L’Allemagne, pays des forêts et des énergies renouvelables, servirait-elle de référence ? L’industrie allemande des énergies renouvelables a tôt fait de relever tout le potentiel offert par le tournant vert économique sud-coréen.
Dans une étude réalisée par l’agence berlinoise eclaeron, le marché coréen photovoltaïque représente à lui seul un marché « à forte expansion » : 5% en Corée du sud contre 25,7% en Allemagne. Le secteur allemand des énergies renouvelables peut également s’appuyer sur les liens traditionnellement forts entre Berlin et Séoul.


Lire la suite: La Corée s'inspire de l'Allemagne pour les technologies vertes

vendredi 9 avril 2010

Agrocarburants : l’Ademe tourne à l’optimisme


Bilan. L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie a rendu public hier un rapport parcellaire sur l’impact des carburants verts.

C’était un rapport très attendu mais qui ne dévoile rien de particulièrement nouveau. L’Ademe, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, a publié hier le bilan environnemental - du «champ à la roue» - des agrocarburants de première génération : bioéthanols issus de blé, maïs, betterave ou canne à sucre et biodiesels produits à partir de colza ou d’huile de palme.

Sur les émissions de CO2, les agrocarburants gagnent à tous les coups face aux énergies fossiles. «Par rapport au gazole ou à l’essence, les gains nets en émissions de gaz à effet de serre sont de 60 à 70% pour les biodiesels et de 50 à 65% pour les bioéthanols», précise Jean-Christophe Pouet, chef du service «bioressources» de l’Ademe.

Mais le rapport laisse sur sa faim car il ne lève pas toutes les incertitudes concernant l’impact, en termes de CO2, du changement d’occupation des sols. En effet, lorsqu’on intègre les émissions liées au retournement des prairies, aux usages des coproduits (portions des cultures utilisées à d’autres fins que les agrocarburants) ou même aux procédés de fabrication, les bilans environnementaux changent du tout au tout.

En Europe, les changements d’occupation des sols ne sont pas déterminants, notamment en ce qui concerne la production de bioéthanol à partir de la culture de betterave. Sur les 400 000 hectares de terres betteravières françaises, 50 000 nourrissent déjà les automobiles de l’Hexagone.

La France est sur le point d’atteindre l’objectif imposé par la Commission européenne d’incorporer 7% d’agrocarburants dans les réservoirs en 2010 et 10% en 2020. Avec ces niveaux, les carburants végétaux permettent de réduire de 4,2% seulement les émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports. «Ce n’est donc pas sur les seuls agrocarburants que les efforts doivent porter», précise Jean-Louis Bal, patron de la direction «productions et énergies durables» de l’Ademe.


Lire l'article: France: agrocarburants

vendredi 2 avril 2010

Les USA finalisent leurs nouvelles normes de carburant


Le gouvernement américain a finalisé jeudi les nouvelles normes de consommation de carburant automobile qui entreront en vigueur avec les modèles 2012, une mesure pouvant économiser des milliards de barils de pétrole et réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Selon ces nouveaux standards, les véhicules devront parcourir en moyenne au moins 34,1 miles (54,9 km) avec un gallon d'essence (3,8 litres) ou 6,8 litres aux 100 km pour les modèles 2016 contre 8,62 litres/100 km aujourd'hui (27,3 miles pour un gallon).

Ces mesures sont l'aboutissement d'un programme annoncé en mai 2009 par le président Barack Obama, dont l'objectif était l'adoption de normes fédérales uniformes d'économie de carburant et d'émissions de gaz à effets de serre.

Pour l'ensemble du pays, ces nouvelles normes de consommation permettront d'économiser 1,8 milliard de barils de pétrole et de réduire de près d'un milliard de tonnes les émissions de gaz à effet de serre pendant la durée d'utilisation des véhicules.

normes écologiques USA

Le Canada impose des normes pour réduire les gaz émis par les voitures


Emboîtant le pas aux Etats-Unis, le Canada a annoncé jeudi de nouvelles normes destinées à réduire les émissions de gaz à effet de serre pour les voitures de tourisme et les camions légers vendus à partir de 2011.

Ces normes - qui correspondent à celles annoncées un peu plus tôt dans la journée par les Etats-Unis - doivent aboutir à une réduction moyenne de 25% de ces émissions pour les modèles 2016 par rapport aux véhicules fabriqués en 2008, a indiqué le ministre de l'Environnement Jim Prentice.

Les améliorations techniques imposées par ces nouvelles normes devraient réduire de 92 mégatonnes (millions de tonnes) les émissions de CO2 produites pendant toute leur durée de vie par les véhicules entrés sur le marché entre 2011 et 2016, a précisé M. Prentice.

Répondant aux questions des journalistes, M. Prentice a souligné que le gouvernement canadien travaillait avec les Etats-Unis sur "un système de régulation continentale pour toutes sortes d'émissions du secteur des transports" et qu'il s'attendait à la mise au point de normes pour les poids-lourds plus tard dans l'année.

normes écologiques Canada

mardi 30 mars 2010

L’auto-partage, comment réduire notre pollution automobile


En France, 60 % des déplacements se font en voiture particulière. Un trajet sur deux est inférieur à 3 km. Le transport arrive en tête des secteurs émetteurs de CO2, avec 141 millions de tonnes émises en 2005, dont 131 millions de tonnes pour le seul transport routier.

La formule permettant à l’usager de payer sa course à l’heure (2 €/h en moyenne) ou au kilomètre (0,30 cts/km) séduit. Notamment après l’envolée du prix du pétrole et le développement d’une conscience environnementale ces dernières années. Aujourd’hui, le Réseau France Auto partage se constitue de quelques 150 stations pour 350 véhicules, chacun servant à une vingtaine d’abonnés, soit 7000 au total.

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