
Une grande partie des pompiers et secouristes new-yorkais qui ont respiré la poussière produite par l'effondrement du World Trade Center n'avaient pas retrouvé leurs fonctions pulmonaires normales sept ans après, selon une vaste étude publiée mercredi.
Cette recherche, menée sur près de 13.000 secouristes et pompiers de la ville de New York, est basée sur 62.000 mesures individuelles des capacités respiratoires, précisent les auteurs de l'étude parue dans le New England Journal of Medicine daté du 8 avril.
Les examens conduits sur les pompiers qui se trouvaient sur les lieux ont montré qu'un grand nombre d'entre eux ont subi une très forte diminution de leurs fonctions pulmonaires, quasiment dans les six mois après le 11-Septembre. Et ces réductions des capacités respiratoires ont persisté au cours des six ans et demi qui ont suivi, a poursuivi ce médecin.
Les plus importantes pertes de capacités des poumons avaient alors été observées parmi ceux arrivés sur les lieux le matin du 11 septembre, quand la poussière était la plus dense.
Cette importante diminution persistante des fonctions pulmonaires dans le groupe étudié s'expliquerait "par une exposition quotidienne répétée à des concentrations très élevée de particules solides en suspension dans l'air ainsi qu'à des émanations gazeuses chimiques", écrivent les auteurs de l'étude.
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